Hôtel de l'Amphithéâtre ***

Découvrez son histoire

Derrière sa façade emblématique, familière des Arlésiens comme des visiteurs, l’Hôtel Amphithéâtre s’inscrit depuis longtemps dans l’histoire de la ville. Idéalement situé au cœur du centre ancien, à quelques pas des Arènes,
il fait partie intégrante du patrimoine architectural arlésien.

Ses pierres et ses lignes racontent le temps qui passe, tandis que l’établissement a su évoluer avec élégance, en préservant son identité et son âme. Séjourner ici, c’est choisir de vivre Arles de l’intérieur, dans un lieu authentique où l’héritage du passé dialogue harmonieusement avec l’art de recevoir.

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L'Histoire

Les premières traces historiques liées à la propriété remontent au XVe siècle. En 1460, Guillaume de Damiani, d’origine piémontaise et anobli par le duc Charles d’Orléans — également comte d’Asti — s’établit à Châteaurenard. À la fin du XVIIe siècle, la famille Damiani, dont plusieurs membres furent chevaliers de Malte, possédait une maison patrimoniale dans le quartier de la Roquette. C’est là que vivait notamment Jean Damian de Vinsargues, premier consul d’Arles en 1708.

L’édifice tel que nous le connaissons aujourd’hui a été construit dans son ensemble durant la seconde moitié du XVIIe siècle. Édifié sur une parcelle rectangulaire, il s’organise autour d’une cour intérieure et comprend un vaste hall d’entrée desservi par un escalier à volées droites, aux balustres carrées, typiques de l’architecture civile de l’époque.

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L'architecture

Le porche monumental constitue l’un des éléments les plus remarquables de la façade. Il est surmonté d’un fronton interrompu, caractéristique de l’architecture classique, qui confère au bâtiment une impression de noblesse et de solennité.
Ce fronton repose sur un entablement complet, dont la frise sculptée est décorée de rinceaux — motifs végétaux enroulés — symboles de prospérité, de continuité et d’harmonie. L’ensemble est soutenu par deux pilastres à chapiteaux ioniques, reconnaissables à leurs volutes élégantes, évoquant l’équilibre et la mesure hérités de l’Antiquité.

Ces éléments décoratifs ne sont pas de simples ornements : ils affirment le rang social des occupants de l’époque et traduisent une volonté d’inscrire le bâtiment dans une tradition architecturale prestigieuse, en dialogue constant avec l’histoire antique d’Arles.